JE N'AI JAMAIS MANGÉ DE PYJAMA ...

J'ai demandé à mes participants de me convoquer à l'heure de leur lever. J'ai mis beaucoup de réveils pour assister à leurs petits rituels Quand ils portaient encore les plis d'oreillers et le poids des rêves sur leurs traits.

ALEXANDRE POULIN

Ce grand gaillard est tellement plein de lumière qu'il la transmet dans les yeux de ses spectateurs, il embarque tout le monde avec lui dans ses histoires et dans ses accords, c'est un peu magique à voir.

Blog //
Parfois les images parlent toutes seules, parfois je dois les faire parler.

Sometimes pictures can tell their stories by themeselves, sometimes I have to be their voice.

  • [INTIMITE] : (UNTITLED)

    AUTHOR: // CATEGORY: Art / Intimité

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    Cette série est passée par beaucoup de titres, je n'en ai finalement reconnu aucun.

    Habituellement, le temps passant, je préfère ranger mon vieux stock dans un coin, il me semble que ça fait cet effet à pas mal de monde et je trouve ça bon signe, c'est signe que l'oeil évolue, la pratique aussi.
    Cette série échappe à la règle même si elle date d'avril 2009, les photos ont été prises au chalet de mes amis à Montréal, les prises sont volontairement floues, le traitement est brut voire naïf, et j'aime bien me souvenir de ce sentiment d'ébullition et de désinvolture du début.

    Voilà.

    Toutes les photos sont © Morgane Bou, 2009 – Tous droits réservés.

    Sans titre01 ©Morgane Bou

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  • [SHOW] : ALEXANDRE POULIN .VOYAGE, VOYAGE, ET REVIENS.

    AUTHOR: // CATEGORY: Show

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    Ce n'est pas la première fois que je rencontre Alexandre Poulin, que je le prends en photo, et que je vous en parle.

    D'ailleurs, deux de mes articles que j'écrivais à l'époque à Montréal pour soundbeatmag, et qui correspondent à ma première rencontre avec lui, figurent encore sur le site des Disques Victoire, une critique d'album et un report live.
    Bien sûr c'est plutôt élogieux. 

    Ce grand gaillard est tellement plein de lumière qu'il la transmet dans les yeux de ses spectateurs, il embarque tout le monde avec lui dans ses histoires et dans ses accords, c'est un peu magique à voir.

    Souvent je vais le voir avec ma mère ; elle enfile alors ce sourire allumé qui lui est comme réservé pour ses soirs de concerts.
    Je pense que j'ai le même, mais je ne le vois pas.
    Peut-être le voyez-vous dans ces quelques photos prises à l'Européen à Paris le 20 novembre dernier ?

    (Ne zappez pas trop vite, à la fin quelques images de la fournée prise au CCC, à Paris toujours, peu de temps avant.

    Toutes les photos sont © Morgane Bou, 2012 – Tous droits réservés.

    09_Alexandre Poulin CCC ©Morgane Bou

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  • [ILS SE MARIERENT...] : RUDY & VINCENT .7 JUILLET 2012.

    AUTHOR: // CATEGORY: Commande

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    Rudy, c'est mon frère caché, il a fêté ses 30 ans l'année dernière, l'année d'avant il est devenu tonton puis parrain, et puis cette même année d'avant, il a rencontré celui qui deviendrait son époux l'année d'après ; son mari avec des petites mains qui gigotent dans tous les sens quand il parle et qui s'amuse avec les playmobils de La Pimousserie, comme si il avait gardé sa candeur pour deux, parce-qu'il savait depuis toujours qu'il rencontrerait quelqu'un un jour qui en aurait besoin d'un petit peu dans sa vie.

    Toutes les photos sont © Morgane Bou, 2011-2012 – Tous droits réservés.

    Vedette Rudy&Vincent ©Morgane Bou

     

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Lost and Found //
Mes objets trouvés, souvenirs, inspirations, réactions, ce que j'aime, ce que je suis, ce que je fuis.

My Lost and Found section, my memories, inspirations, what makes me react, what I'm into, who I am, what I'm running for.

Morgane Bou est une photographe française exerçant dans son pays natal. Elle est diplômée depuis 2009 du Collège de Photographie Marsan de Montréal.

Morgane Bou is a french photographer who works in France. She gratuated in 2009 at Collège de Photographie Marsan of Montreal.

  • PHOTO

    WHAT I SHOOT

    Les Gens.

    Pour moi, c’est quand ils font semblant de ne pas voir mon objectif qu’ils sont le plus jolis ; j’aime rentrer dans le vif, voler des sourires comme on vole un baiser, enregistrer la vie autour de moi dans ce qu’elle a de plus intime et donner des coups de pieds dans les barrières de la vie privée qui me sépare de l’autre.

    L’intimité est le fil conducteur de mon travail ; observer l’autre, et rentrer dans sa bulle est mon obsession photographique, explorer les coulisses et retranscrire un trait d’union, montrer un corps nu débarrassé de son costume, un instant de lâcher prise.
    Les paysages ne m’intéressent que lorsqu’ils ont quelque chose d’humain, quand ils évoquent une présence, un souvenir, ou lorsqu’une silhouette se trouve dans le cadre.

    J’ai aussi beaucoup travaillé la photographie de spectacle, spécialement le concert.
    J’aime la luminosité de 10 a.m. et manier la lumière artificielle jaunâtre.

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    People.

    I think they are so pretty when they ignore my camera ; I like to go straight, steal smiles as you steal a kiss, record Life around me in its deep intimacy and give the private life barriers some kicks, that would keep me away from the others.

    Intimacy is the leitmotiv of my work ; observe people, and come into their bubble is my photographic obsession, explore the backstages and to spotlight an hyphen, show a naked body without his suit, a moment of left going.
    I’m interested in landscapes just when they are humanized : when I can feel something human in it, a memory, a shadow, when a shape is in the frame.

    I’ve also worked a lot in show photography especially music ones.
    I love the 10 a.m. lightness and manipulate the artificial yellowish light.

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Elle, elle a cette liberté qui émane de ses phalanges de fée.
Je la ressens chaque soir quand elle me dépose dans sa chambre noire désordonnée.
Elle profite de ses rêves pour cacher sous ses paupières les moments immatériels qu’elle a parsemé sous son lit.
Prise de vue, elle me déshabille de mes pellicules.
Le monde autour d’elle n’est qu’un cliché négatif, et pourtant chaque jour je m’agrippe à ses doigts.
C’est la seule qui m’invite et me raconte une histoire inédite à travers les images.
Sous son air de sauvage étendu d’un rien, elle a l’art de tout.
Nous ignorons la vie mais c’est ensemble que nous la devinons.
À tâtons dans l’obscurité nous nous réinventons pour mieux nous retrouver.
Je suis sa mise au point, son regard et sa lumière.
Béat d’être tenu et guidé, je la protège.
Lorsque les mots qui sortent de sa bouche sont étrangers, je deviens son traducteur.
Elle bouffe tout ce qu’elle voit, emportant des clichés sur son passage.
Je suis boulimique de ce voyage où elle peint la lumière, me nourrissant par fractions de secondes.
Elle offre sa vision aux assoiffés qui naissent dans le flou.
Elle cuisine le détail édulcoré en regards acidulés pour partager la beauté vive de ce que nous respirons.
Un battement de cils et elle nous attrape en plein vol une bribe. Un souvenir. L’instanté.
Elle, elle est voyageuse à temps complet et je ne suis qu’un objectif entre ses dix doigts.
Son compagnon de route. Sa plus belle passion.
La photographie.


Autochrome, Laurine Pilarski, 2009.

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